Confusion sein/tétine : mythe ou réalité (suite) – Témoignages

Je vous ai parlé ici de la confusion sein/tétine : ce que c’est et les risques qu’elle entraine.
Maman Lune nous détaille la confusion mais aussi et surtout les alternatives possibles au biberon ici.

Pour ma part, aujourd’hui, je vous propose quelques témoignages de mamans (uniquement des mamans car l’appel aux témoignages a été fait sur un groupe exclusivement féminin. Les hommes qui souhaiteraient témoigner sont les bienvenus ^^).

En effet, je remarque qu’on a beau informer du risque existant (dans le but de permettre aux parents de faire un choix éclairé), et des alternatives, beaucoup continuent à nier ce risque, et vont jusqu’à dire qu’on ment. Comme si cela pouvait nous apporter quelque chose.

Etant administratrice sur le groupe d’allaitement Allaiter en maternant, et membre de quelques autres, je peux vous dire que j’en vois passer des mamans qui y ont été confrontées.
Douleurs, baisse de lactation, grève de tétée… si les expériences sont différentes pour chacune, une majorité s’est soldée de la même manière : un sevrage induit non souhaité de la part des parents.
Celles qui ont pu rattraper le coup ont eu la chance d’être informées par des gens connaissant la confusion sein/tétine, et capables de leur proposer des pistes.

Mon article ne vise pas à faire peur ou blâmer les parents qui font le choix de donner une tétine ou des biberons, mais encore une fois à informer, que chacun puisse faire ses choix de manière éclairée.
Il vise à montrer que la confusion n’est pas anecdotique comme certains le pensent (et le disent).

 

Les bouts de sein

Elodie B. : « Confusion avec bouts de sein à la sortie de la maternité qui a entraîné une perte de poids de bébé et une grosse baisse de lactation. Mais grâce à une sage-femme en or on a réussi à sauver l’allaitement sans jamais avoir recours aux compléments.
Ca a été difficile mais ça en valait tellement la peine. Quand la sage-femme m’a annoncé que ma fille avait perdu du poids j’en pleurais, voyant déjà la fin de cette belle aventure arriver.
On s’est armées de beaucoup de patience. Il a fallu une bonne semaine pour que tout se remette en place.
Ma sage-femme m’avait conseillé de limiter sorties et visites pendant quelques jours, et d’être un maximum au lit, en peau à peau avec bébé.
Pour la mise au sein les premiers jours, il fallait que je tienne un peu le sein pour aider bébé à bien le prendre et non pas juste aspirer comme avec le bout de sein.
Et puis nous voilà, 5 mois plus tard, avec ma petite qui profite encore d’un allaitement exclusif. Et quel bonheur.
Merci beaucoup. »

Aurélie : « Dès la tétée d’accueil la sage femme m’a donné un bout de sein sans explication.
Bébé tétait pourtant bien. Cela a engendré une confusion, j’ai du donner un biberon mais je ne connaissais pas ce risque (Manque de connaissances) mais j’ai tenu bon. Ca a été très dur à rattraper mais aujourd’hui plus aucun biberon. Bébé à maintenant 5 mois et je compte bien continuer ».

Aurore L. : « Confusion avec les bouts de sein pour mon fils à 2 mois, en plus de la baisse de prise de poids et baisse de ma lactation.
Impossible de lui donner le sein sans. Quand j’ai voulu les supprimer, il hurlait, me pinçait le sein en se jetant en arrière, les tétées étaient un combat, anxiogène. Il nous aura fallu 10 jours et beaucoup de patience, le rééduquer avec le doigt sur sa langue, proposer le sein non stop dès qu’il bouge un cil, pour qu’il prenne le sein sans! et repasser chez l’ostéo car les bouts de sein avaient évidemment fait empirer sa prise du sein, qui était déjà mauvaise et m’occasionnait des crevasses, et après bouts de sein c’était pire que mieux !
On a frôlé la catastrophe à cause des bouts de sein. »

Un petit article ici du Dr Jack Newman, traduit par Maman lune, sur les bouts de sein, les problématiques qu’ils peuvent engendrer et comment les éviter.

 

La tétine

 

Ludivine V. : « Mon bébé avait été faire un tour chez l ostéopathe car il avait beaucoup le hocquet et des coliques.
Monsieur l’osteo lui fait une visite normale pour le prix mais avec un pouce dans la bouche de bébé en nous disant qu’il a une tension dans la mâchoire , et un fort besoin de succion et quil faut pour son bien lui donner une tetine.
Je ne voulais rien lacher donc je répond qu’il a mon sein autant qu’il veut etc.. mais selon lui mon bébé mangeait trop et ça lui provoquerait ses coliques.
Le papa qui était avec moi lors de la visite a donc absolument voulu suivre les conseils d’un « professionnel » et donc nous lui avons donné. Il avait 2 mois.
Effectivement ce truc est magique car ça calme bebe en toute circonstance mais du coup on est plus a l’ecoute de son bébé je ne vous apprend rien!
Il aura fallu 3 semaines voir un mois à Lou pour faire une confusion : bébé se jetait en arriere , il se tendait , pleurait, hurlait, me mordait… la panique a bord. Je ne savais plus quoi faire ni comment calmer mon bébé, et un jour jai posté et notre super admin s’est occupé de nous.
On a donc jeté toutes les tutes de la maison, on a passé une dure semaine pour enfin se retrouver et reprendre un allaitement parfait .
Depuis on en est a bientôt 7 mois d’allaitement et je ne dirais jamais assez merci aux admins pour leur travail au quotidien😍. »
Lorsqu’un bébé a des coliques, il y a plusieurs choses à tenter pour le soulager (des exemples ici). En tous les cas rappelons que les coliques sont dues à une immaturité du système digestif, et qu’un bébé allaité ne mange jamais trop.
Le lait maternel se digère très vite (une vingtaine de minutes environ), et espacer les tétées c’est risquer la faim de bébé, une perte de poids, une baisse de la lactation…

Sabrina L. : « Confusion sein/tétine pour moi?
Les bouts de sein que l’on m’a imposé à la maternité, puis la sage-femme qui m’a menacée de me faire hospitaliser suite à la perte de poids de ma fille. Ma fille sautait des tétées et hurlait au sein. Impossible de la nourrir.
Je m’en voulais trop de cette perte de poids car pour moi, c’était MA faute (je produisais sûrement pas assez de lait). J’en pleurais jour et nuit et vu que c’était mon premier allaitement je l’ai écouté mais bébé n’a plus voulu le sein après quelques semaines. C’était des crises de larmes rien à faire. Pourtant j’étais motivée vu qu’on m’avait parlé des freins de bébé que j’ai fais vérifiés et ensuite coupés. J’essaie d’oublier cette peine qui me ronge.
Premier allaitement fichu mais ce n’est que partie remise pour bébé 3 (quand il sera dans mon bidon).
Je donnerai le sein et seulement le sein sans bouts de sein ni tétine et encore moins de compléments car à la PMI on m’a dit qu’à part les bib y avait aucune autre façon de nourrir un bébé alors qu’ici j’ai appris beaucoup. Bref je m’en veux car j’ai trop écouter les autres.
Je vous envie trop celles qui y arrivent bravo mais j’y arriverai aussi pour le ou la prochain(e) merci pour vos partages j’aime vous lire bonne soirée. »
Si dans certaines PMI il y a des consultant(e)s en lactation, ce n’est malheureusement pas le cas partout, et on trouve encore des professionnels non formés qui plutôt de trouver la source des pleurs/ de la parte de poids de bébé, recommandent d’arrêter l’allaitement, en dépit de la volonté des parents, des recommandations…
Des pistes ici pour avoir si vous pouvez vous fier à votre médecin/sage-femme… concernant l’allaitement; et  l’annuaire par département des consultants en lactation en France (ici pour la Belgique,  pour le Québec).

 

Le biberon

 

Elodie L. : « Confusion avec le biberon calma de Medela.
Une épreuve très dur quand bébé ne veut plus du sein. J’ai persisté, je lui proposais régulièrement le sein et je donnais mon lait tiré à la tasse et après une lune de miel elle a reprit les tétées. »
Beaucoup de marques se sont saisies du problème que rencontrent souvent les mamans à proposer un biberon lors de la reprise du travail, ou lors du début du sevrage voulu.
Elles rivalisent alors dans une promotion d’un biberon au plus proche du sein.
Mais aucune ne peut prétendre l’égaler.
Un biberon est un biberon, et présente un risque. 
Plus de détails ici.

Marine : « Confusion à la sortie de la maternité car une nuit mon fils n’arrivait pas à dormir il ne faisait que de pleurer une infirmière m’a dit je le prend avec nous pendant deux heures pour que vous dormiez un peu. Et le lendemain il n’a jamais voulu reprendre le sein je me suis posé des questions et là une autre infirmière m’a dit c’est peut-être à cause du fait qu’il a eu un biberon cette nuit.
Voilà comment mon allaitement à tenu deux jours grâce à une conne d’infirmière qui en a fait qu’à sa tête.
J’ai tout essayé comme on m’avait dit de faire. Mais je n’ai pas réussi à faire repartir mon allaitement.
Encore merci du fond du coeur pour tous ses conseils. »

Lorraine J. : « Confusion sein biberon. Bébé allaité jusqu’à 2 mois. Après conseil d’une puéricultrice on a introduit le biberon car à 19h hurlements et le sein suffisait pas selon elle. Jusque là ça allait sauf que maintenant il ne veut presque plus mon sein et les biberons du soir maintenant passent à la journée.
Ma lactation diminue. Pourtant il y a des jours où il va très bien le prendre et c’est très bien, il ouvre bien sa bouche quand je lui propose, mais après il s’énerve et pleure. J’aimerais vraiment continuer à l’allaiter mais je commence à être fatiguée des pleurs et du refus du sein. »

Encore beaucoup de méconnaissance des professionnels nous entourant, y compris dans les maternités.
Pour faciliter le sommeil de la maman et de son bébé, tout en lui permettant d’allaiter à la demande il est tout à fait possible de mettre en place du cododo dès la maternité.
Si jamais, pour x raison, la maman et son bébé devait être séparée, la maman doit tirer son lait pour stimuler, et le bébé peut boire le lait de sa mère (ou une préparation si elle n’en a pas en réserve) dans bien d’autres contenants.

Emilie R. : « Nathanaël est né à 41SA + 5 jours. Mise au sein immédiate et sans soucis. À J2, il dépassait son poids de naissance. Allaitement exclusif, aucune tétine, aucun biberon.
J’ai repris le travail à ses 3 mois 1/2. Ne connaissant pas le risque de confusion, je prends des biberons Avent Natural (la pharmacie où je prends mon tire lait me disant qu’ils sont nickels pour continuer l’allaitement…. Marketing Bonjour !).
Nathanaël prend donc le biberon en mon absence exclusivement, biberon auquel il s’adapte sans difficultés. Je tire mon lait sans aucun soucis, il n’a donc que mon lait à moi.
Je travaille en gardes de 12 ou 24 heures, donc partie sur une longue amplitude horaire, mais en contrepartie, je suis souvent à la maison.
À la maison, c’est sein exclusif, jour et nuit, une bonne dizaine de tétées par 24 heures.
Tout roule sans problèmes jusqu’à ses 22 mois.
À ce moment là, on est toujours au biberon de mon lait pendant mon absence (il a diminué le nombre de biberons) et au sein dès que je ne travaille pas (là il a maintenu à une dizaine de tétées par 24 heures).
À ses 22 mois, donc, lors des tétées, je ressens des douleurs. On est en essai pour avoir un bébé donc je pense d’abord à une grossesse. Finalement, non. Au bout de quelques tétées, je remarque qu’en fait il me fait mal car il ne prend plus bien le sein : il pince avec ses lèvres, s’énerve sur le sein, appuie sur le sein avec ses mains. J’en parle à une amie qui est conseillère en lactation et bingo : confusion.
L’avantage à cet âge, c’est que j’ai rattrapé vite. Je lui ai expliqué, il a pris au verre pendant mon absence et ça s’est replacé très vite.
Il s’est tout de même sevré pas longtemps après, à 2 ans 1/2 sur un début de grossesse. Je ne sais pas si c’est des restes de confusion ou la grossesse (ou les deux) mais ce n’était pas un sevrage naturel dans le sens où à 4 ans, il a toujours ce besoin de succion (d’ailleurs il a redemandé des biberons quand à 2 ans 1/2 il m’a dit qu’il ne voulait plus du sein). »
On ne le dit jamais assez, une confusion peut arriver à n’importe quel moment. Dès le premier biberon, comme au centième.

Mélanie R. : « Confusion sein tétine pendant 4 mois à cause du biberon (maternité et retour maternité) et la tétine pendant 2 mois…
A la maternité, sans demander mon avis, les SF lui ont donné un 1er biberon le tout 1er soir et après elles m’ont dit que c’était mieux et du coup je lui en ai donné aussi entre 2 tétées difficiles de mauvais souvenirs ! Car elles me faisaient culpabiliser
Bébé prenait mal le sein, pinçait le téton et moi crevasses sur crevasses, c’était difficile, grosses douleurs…
2 mois de tétines, 2 semaines de biberon. J’ai tout jeté car confusion sein tétine. 4,5mois de crevasses !Et aujourd’hui 8 mois d’allaitement. Plus de problème depuis presque 4 mois !
Allaitement toujours à la demande et tout se passe bien chez la nounou sans mes seins. J’ai un bébé épanoui et on est heureuses toutes les 2 ! ».

Elowar S. : « Confusion sein tétine pour mon premier.
Accouchement très difficile ( déclenchement pour pré éclampsie qui a duré 48h et travail en 4h avec perf d ocytocine + forceps ) né à 37 sa pour 2kg730.
Montée de lait tardive du coup mon fils a perdu 200g en 2 jours. A la maternité on m’a fait culpabilisée car il perdait trop de poids et se fatiguait énormément au sein et on me l’a complémenté en m’assurant que ça ne jouerait pas sur l allaitement.
Bref à cause de ça d’énormes douleurs aux seins plus crevasses. Chaque tétée était un calvaire.
Ensuite découverte d’un frein court à la langue qui a été coupé.
Au bout de deux mois je me suis « libérée »de ce cauchemar en biberonnant… »

Alexandra L. : « Confusion après 2 jours de biberon elle avait 2 mois. Une semaine de grosse galère. Mais aujourd’hui tout roule. L’allaitement se passe a merveille. »

Cha :  « Confusion a 1,5 mois à cause du biberon quand je tire allaitais. Mais à force de persévérance on arrive à 5 mois d’allaitement exclusif. »

Fleur : « Confusion pour ma 1ere début l’allaitement très difficile. Elle a mis 12 jours à réussir à téter correctement donc je tirais et lui donnais à la seringue mais j’avais des crevasses donc la tétée de 4h c’était un biberon pour me soulager. Ensuite, j’ai réussi à supprimer biberon et seringue, jusqu’à ses 10 mois où elle a commencé à téter de moins en moins le soir donc je complétais au biberon. Donc sevrage induit à 11 mois et demi. »

Lili M. : « Pour mon côté, aux 13 mois de bébé, je croyais que j’avais pas assez de lait car passée en autocrine. Donc ajout d’un seul biberon dans la journée, au coucher. Bébé s’est éloigné petit à petit et a fini par préférer le biberon Le lait diminuait et bébé a refusé le sein jusqu’au sevrage induit. »

Nathalie P. : « Pour moi, une confusion à 11 mois pour mon fils. À l’époque, je n’y connaissais rien en allaitement. Je me fiais aux professionnels tels que mon sage-femme de l’époque qui était plutôt de bons conseils et puis la PMI qui maintenant pour moi aujourd’hui ont été de mauvais conseils.
Mon fils tétait comme il fallait, bonne succion, prenait un peu de poids mais visiblement pas assez pour la pédiatre de la PMI. Elle a donc voulu que je donne des compléments au biberon et que la tétée serve plus à rester en contact avec maman et rassurer bébé. Mon fils avait une allergie immédiate ( je le sais aujourd’hui grâce à ma fille) qui n’avait pas été détecté par la pédiatre. Il avait aussi un RGO non traité car elle me disait que c’était normal que tous les bébés vomissent en jet, que ce n’était pas grave et que cela allait s’arrêter un jour. Bref, pendant 6 mois mon fils ne prenait pas beaucoup de poids. Elle a voulu que je le diversifie à 5 mois, c’est ce que j’ai fait. Il a fini par grossir pour le plus grand bonheur de cette dame. Puis arrivé vers 9 mois, mon fils a commencé à refuser le sein sur certaines tétées. Puis vers 10 mois il n’en restait plus que 2 ,et à 11 mois, un jour, il m’a clairement dit : « pu tétée ». Du jour au lendemain c’était fini. J’ai beaucoup pleuré. Je me suis faite une raison en pensant qu’il se sevrait. Aujourd’hui, j’ai enfin compris qu’il s’agissait d’une confusion. »
Quelques infos et pistes sur l’allaitement d’un bébé souffrant de RGO.

Chris D. : « Confusion à cause de la crèche qui a donné des biberons en cachette. Je les ai grillés une fois et j’ai compris pourquoi j’avais les seins en sang. J’ai pété un plomb et j’ai hurlé un matin que c’était moi la mère et moi qui décidait. Depuis on me respecte. J’étais prête à démissionner de mon travail pour la garder moi même. »
Bien des crèches refusent de donner un autre contenant que le biberon, pour des raisons obscures.
Mais si c’est le cas ils se doivent d’avertir les parents, dès les débuts, et n’ont aucun droit d’outrepasser leurs fonctions de cette manière.
N’hésitez pas à aborder le sujet lors des premiers rendez-vous et informer sur les risques de confusion que vous ne voulez pas courir, certaines sont plus souples que l’on pense, et en leur demandant pourquoi certaines se rendent souvent compte que leurs raisons ne sont pas fondées (donner le lait autrement n’est pas plus contraignant).

 

Erika : « Alors ici confusion à 3 mois. Elle était au sein exclusivement et un soir chez belle maman (qui bien sur avait acheté des bib « au cas où ») elle pleurait beaucoup (fatigue ++ et envie d’être tranquille à la maison je pense). Ma belle mère a décrété qu’elle devait avoir soif et avait besoin d’eau pour se calmer. Elle lui a fourré un biberon d’eau dans la bouche. En rentrant il a fallut courir à la pharmacie de garde acheter du LA car elle n’a plus jamais su prendre le sein. Pourtant elle essayait et réclamait mais rien à faire. Ma pauvre puce me brisait le coeur! Elle a continué à essayer de téter pendant très longtemps et était frustrée ++ de ne pas y arriver ».
Un enfant allaité n’a pas besoin d’eau. Le lait suffit à couvrir les besoins d’hydratation lorsque le bébé est allaité à la demande.
Donner de l’eau interfère avec l’allaitement, et le biberon entraine un risque. Plus de détails ici.
Iowa : « Confusion à 1 mois avec bébé 2 et oui j’ai sevré car les tétées étaient devenues douloureuses, tendues et inefficaces ».
Mathilde M. : « Pour nous aussi, confusion sein/tétine.
En novembre et décembre 2016 (4 mois en novembre) mon fils était gardé par une assistante maternelle et prenait mon lait dans un biberon ou occasionnellement dans une tasse à bec souple. C’est également à ce moment là que la tétine a pris beaucoup d’importance. À ses 6 mois (janvier 2017) j’ai complètement arrêté de travailler, donc plus de biberons et tétées à la demande, mais toujours cette tétine très présente.
À ses 7 mois, j’ai vaguement entendu parler de possibilité de confusion. Je proposais toujours mon sein avant la tétine.
Et puis j’ai lu de plus en plus de posts à ce sujet. Ça a commencé à me faire peur. Non sans raison : la confusion est bel et bien arrivée alors qu’il avait 8 mois.
Il m’a toujours plus ou moins pincée, ça me gênait sans me faire réellement mal, encore maintenant.
Mais là, la galère : crevasses et fortes douleurs, lui qui hurlait en pinçant fort mes seins puis en les poussant avec ses petites mains. J’ai jeté toutes les tétines, acheté une tasse à bec dur. J’essayais de le faire téter pendant notre bain, ou même quant il dormait. Pendant 3-4 jours, il n’a pratiquement rien tété. En réalité pratiquement rien avalé, vu qu’il n’acceptait que rarement la diversification. Ça m’a permit de prendre soin de mes seins. Il a encore fallut attendre une bonne semaine, compliquée et longue, pendant laquelle il a réappris à téter.
Puis ça y est, il s’est remis à téter comme avant.
Je regrette surtout de ne pas avoir entendu parler de cette possibilité de confusion dès la maternité. Même encore maintenant, les 9/10 ème des professionnels de santé à qui je demande me disent que c’est un mythe, que ça arrive très rarement, ou surtout quant les bébés sont tous petits 🙁
J’ai également connu une mycose intra-canalaire pour le second et deux freinectomies tardives.
Je regrette que si peu de gens soient réellement formés. C’est à cause de ce genre de conneries que j’ai foiré l’allaitement de mon aîné en 3 semaines. Et en plus en culpabilisant à mort.
Heureusement que je vous ai trouvé et beaucoup lu, sinon je n’en serai pas aujourd’hui à 15 mois d’allaitement. »
France F. : « Confusion sein/biberon à 6,5 mois avec grève de tétée, récupérée en 24h grâce à vous.
Maintenant loulou refuse de lui même tout ce qui n’est pas un sein pour téter. »
Laure L. : « Dernière tétée vers ses 3 mois…
Confusion sein/tétine à cause des compléments et de mauvaises informations.
J’ai eu une césarienne. Le jour 3 on m’a dit que je n’avais pas de lait, qu’il fallait donner un complément. J’étais mal informée. Elle a eu son complément et a tout bu, j’étais dépitée… pour moi, j’affamais mon bébé, elle n’avait rien mangé depuis 3 jours. Pour couronner le tout, elles m’ont demandé de « tirer mon lait », évidemment rien ne sortait et baby blues a fait son entrée (j’étais complément perdue). Une sage-femme m’avait conseillée de la mettre au sein toutes les deux heures même la nuit, la montée de lait est arrivée le lendemain à J4. Ma fille pleurait beaucoup le soir, je pensais qu’elle avait faim donc j’ai continué à lui donner des compléments. J’ai essayé de me rassurer comme je pouvais mais j’ai découvert le groupe Facebook bien trop tard, j’ai mis du temps à me remettre de tout cela. Par ailleurs, elle a eu une tétine dès la naissance, je n’étais pas au courant des problèmes de confusion… ça n’a pas aidé. »
Avant la montée de lait le bébé se nourrit de colostrum et ça lui suffit amplement. 
Donner des biberons retarde la montée de lait (bébé stimulant moins) en plus des risques de mauvaise prise.

Amel M. :  Alors j’ai eu une césarienne en urgence dans un hôpital publique pour un tracé presque plat de l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal.Heureusement que mon fils est né en bonne santé et n’a pas eu à séjourner en réanimation.
Sauf qu’ici les hôpitaux publiques travaillent largement au-dessus de leur capacité et le personnel est dépassé par le nombre des mamans qui accouchent.
Du coup pour des raisons pratiques et surtout d’hygiène, on sépare des la naissance maman et bébés. Ces derniers sont installés au service de néonatologie ou ils reçoivent leur premier biberon.
Le lendemain, le papa récupère bébé qu’on emmène à la maison et moi je suis restée à l’hôpital durant 4 jours. Bébé recevait entre temps du lait artificiel au biberon.
N’étant pas préparée à la césarienne, ni à accoucher dans cet établissement, ni même à être séparée de mon fils, j’ai beaucoup stressé, ce qui a fait que ma montée de lait a tardé.
J’étais aussi loin de douter de toutes les conséquences qui allaient se produire suite à cet accouchement. Je ne m’étais pas renseignée sur l’allaitement qui pour moi était naturel.
Je suis rentrée chez moi excitée de voir mon fils et le mettre au sein mais nada. Il hurlait et rien ne sortait de mon sein. Grande déception et déprime pour moi. Tout mon entourage m’encourageait à donner du LA au biberon. Mais pour moi il était hors de question d’abandonner mon allaitement.
J’ai commencé mes recherches et ai trouvé les coordonnées d’une conseillère en allaitement mais qui malheureusement ne se déplaçait pas dans la région où je vis. On a échangé plusieurs fois par téléphone et elle m’a recommandé de tirer mon lait régulièrement. J’ai aussi contacté une grande tante pro-allaitement qui m’a donné des conseils. J’ai rejoint les groupes d’allaitements ou j’ai énormément appris.
J’ai investis dans un DAL et un Medela Swing Maxi double pompage et la machine a commencé à se mettre en route sauf que bébé passait des heures et des heures collé au sein (jusqu’à 7h d’affilée).
J’ai tenu bon malgré que mon mari ne comprenait pas cet «acharnement» et me demandais de donner du lait artificiel.
A J24 de vie, bébé est hospitalisé pour une infection urinaire. Un mal pour un bien. On était que mon fils et moi à l’hôpital, dans un service pro-allaitement et je n’avais rien à faire en dehors de m’occuper de mon fils. Je n’ai pris ni biberon, ni lait artificiel et je donnais le sein à la demande jour et nuit avec beaucoup de peau à peau et mon allaitement fut sauvé. Mon mari aussi à fini par comprendre la nécessité de l’allaitement (pas besoin de stériliser les biberons ou risquer une infection nosocomiale).
Actuellement bébé a 5 mois et 3 semaines. Il est en allaitement exclusif (avec une tasse à bec depuis ma reprise du travail). Je compte continuer jusque 6 mois révolus en exclusif, puis jusqu’au sevrage naturel.

Virginie : Accouchement nickel, aucun souci de mise au sein mais à cause d’un petit poids de naissance et d’une prématurité de 3 semaines les sages-femmes ont quand même donné sans mon consentement des biberons en complément. Pas de confusion, j’ai eu de la chance.Vient le jour de la sortie où la pédiatre me dit de continuer les compléments une fois par semaine pour les éventuelles allergies quand je stopperai l’allaitement. Chose que j’ai fait sans connaître tous les risque liés au biberon…
Arrivée à 4 mois, Évanaëlle, m’a fait des crises à répétition. Mise au sein chaotique, morsures, hurlement de faim et de fatigue… Les biberons ont eu raison de moi… Nous étions en pleine confusion à cause des compléments. J’ai décidé de tout arrêter au début mais le soutien m’a fait gagner cette bataille. Fini les biberons et bonjour le peau à peau, les bains, les mises au sein constantes. On a même commencé le co-dodo et tout est revenu dans l’ordre. 1 mois et demi de bataille et une lune de miel exclusive avec ma fille. Je ne remercierai jamais assez les filles pour leur aide.
Donner une préparation ne sert strictement à rien en termes d’allergies.
Un bébé allaité est déjà sensibilisé par le lait de sa mère et les aliments qu’elle consomme, on peut dire que l’allaitement est préventif.

Autres

 

Adeline A. : « Confusion à cause du petit doigt quand mon fils était nourrisson (je dirais 6 semaines) puis plus tard (vers 1 ans peut-être) avec les compotes gourdes mais bien moins prononcée.
Pas de sevrage induit, il a 22 mois et est toujours allaité à la demande.
Après la compote il n’ouvrait plus assez bien la bouche, j’ai eu des crevasses pendant plusieurs semaines il a eu du mal à réouvrir grand.
Pour le petit doigt il s’énervait au sein quand le lait coulait à cause justement du fait que son père l’endormait avec le petit doigt. »

Mélissa B. : « Ici rien de bien fou mais vers 12-13 mois quand je lui donnais de l’eau dans une tasse à bec mou lors du repas, elle me mordait systématiquement à la tétée suivante. J’ai jeté la tasse, plus de morsure. »
Si vous introduisez une tasse à bec, il vaut mieux privilégier une tasse à bec dure, que bébé ne soit pas tenté de téter le bec comme avec un bec mou (comme celle-ci) ou une tasse 360 (comme celle-là).

 

Si vous aussi vous êtes passée par là, n’hésitez pas à témoigner en m’envoyant un mail (lesptitesmainsdabord@gmail.com) ou encore via la page Facebook.

 

 

 

 

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