La loi contre les violences éducatives annulée…

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J’avais relayé l’info sur la page Facebook.
Le 22 décembre 2016 était votée une loi énoncant un principe clair : aucune violence faite à l’enfant n’était autorisée, quelle que soit sa forme, verbale, physique ou morale.
Mais ça, c’était avant que soixante sénateurs, dont les noms sont restés secrets jusqu’à aujourd’hui, saisissent le conseil constitutionnel.

Résultat, après un pas en avant, la France fait désormais un grand pas en arrière. L’article concerné a été retiré car considéré sans lien, même indirect, avec le projet de loi initial.

« Enfin, s’agissant du respect de la procédure législative, le Conseil constitutionnel, en application de sa jurisprudence, a censuré 36 articles qui avaient été introduits par amendement en première lecture sans présenter de lien, même indirect, avec le projet de loi initial (« cavaliers ») : sept étaient contestés à ce titre par les requérants (articles 64, 80 et 91, paragraphe XIV de l’article 117 et articles 191, 192 et 222) et vingt-neuf ont été soulevés d’office par le Conseil (articles 11, 13, 14, 15, 16, 31, 42, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 69, 110, 112, 119, 126, 145, 163, 169, 203, 204, 209, 210 et 220). »

Le projet de loi initial ne prévoyait déjà aucune sanction pénale, mais là, c’est le comble.

Alors que le jeune homme ayant giflé Manuel Valls a été condamné à 105h de travaux généraux, les parents ou adultes exerçant des violences sur leurs enfants ne se sentiront pas plus inquiétés que ça.
Malgré les faits divers dramatiques que relaient les médias quotidiennement…

Les violences envers les enfants étaient déjà, et sont toujours répréhensibles par la loi.
Mais le retrait de cet article, rétorqué pour sa forme et non son fond, envoie un signal fort aux 85% de la population qui était contre.
Bon nombre de journaux titrent actuellement que la fessée n’est plus interdite alors qu’elle reste une violence, sous entendant que les violences sous couvert d’éducation sont autorisées.

Si vous le souhaitez, une pétition a été lancée disponible ici, pour demander un texte de loi clair, n’hésitons pas à nous faire entendre.

 

 

22 pensées sur “La loi contre les violences éducatives annulée…”

    1. Merci. Oui c’est fou. Mais on ne lâche rien, si on se mobilise on arrivera à faire bouger les choses et à une prise de conscience

  1. Tout à fait d’accord, quelle idée d’apprendre aux enfants qu’un adulte peut taper un enfant, mais pas un animal, ni un autre adulte ! Un non sens.
    J’apprends à mes enfants la douceur, et je suis choquée du comportement de certains enfants en maternelle ! Ça se voit tout de suit ceux qui ont des châtiments corporels et les autres !

    1. Bon après c’est pas toujours révélateur selon l’âge mais c’est sur qu’en tant que référent il faut se faire à l’idée qu’on doit montrer l’exemple

  2. Signée…
    Ce qui me choque c’est qu’il a fallu attendre 2017 pour que cette loi soit votée…
    Un nouveau texte va etre rédigé, cette fois ci «conforme à la constitution»… mais on connait la lenteur de notre système législatif… c’est aberrant…

  3. franchement je suis choquée je m’attendait pas a ça en lisant l’article tu as bien fait de le partagé, je ne comprendrais jamais qu’on puisse faire du mal à quelqu’un et encore plus un enfant et pire encore de ne plus avoir de loi contre ça.. je vais signer

    1. techniquement il y a une loi générale. mais celle là était plus détaillé et visait plus spécifiquement les enfants. mais plus on est nombreux à signer mieux c’est

  4. Ni pour ni contre cette loi… Par contre ce qui me sidère c’est qu »un personne gifflant manuel vals soit en moins de 24H jugé alors que certaines personne ayant fait pire on les laisse en liberter des mois et des mois

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