Reprendre le travail en continuant à allaiter

reprendre le travail quand on allaite

C’est un fait, le congé maternité en France est court.

De 6 semaines prénatales et 10 semaines postnatales pour un premier enfant, quand au Danemark, en Serbie ou encore en Croatie il est de 52 semaines, où le salaire est maintenu à 100% !

Bien souvent, les mamans allaitantes ou leurs entourages s’imaginent qu’à la reprise du travail il va falloir sevrer, et donc qu’avant cette reprise qu’il va falloir habituer bébé au biberon.

D’ailleurs des institutions comme la sécurité sociale elle-même envoient aux mamans des contenus douteux sous entendant cette obligation…

Faux, faux et encore FAUX !

Continuer à allaiter demande de l’organisation, mais quand on est bien informée et accompagnée cela peut se faire sans souci.

A ce jour bébé a 2 ans et demi. J’ai dû reprendre le travail à ses 3 mois et le faire garder par une assistante maternelle, et il est toujours allaité. Il l’a même été exclusivement, sans introduction de lait artificiel pendant tout l’allaitement, et sans solide jusqu’à 7 mois et demi puisqu’il n’a été diversifié qu’à ce moment là en DME.
J’ai rendu mon tire-lait à ses 16 mois pour continuer uniquement au sein.

Je vais profiter de cet article pour partager avec vous mon expérience sur le sujet, et quelques billes qui vous permettront d’anticiper et relativiser ce moment, et surtout vous rassurer.


Quel tire-lait utiliser ?

Il existe une multitude de modèles, qu’ils soient électriques ou manuels.
Il faut savoir qu’en France et dans d’autres pays il est possible de louer un tire-lait avec une prise en charge de la sécu et/ou de la mutuelle.
J’en parle plus en détails ici.
Je vous propose également un comparatif pour vous aider à choisir le modèle que vous prendrez.

Quand commencer à tirer ?

Il faut savoir que certains déconseillent de tirer son lait avant 6 semaines, comme d’autres recommandent de le faire dès le départ.
Sauf cas spécifique ce n’est pas une nécessité de tirer son lait.
Cela ne compromet en rien l’allaitement.

Vous pouvez très bien commencer à tirer votre lait tranquillement, pour apprivoiser le tire-lait, une fois un « rythme » pris avec bébé. Puis de manière plus régulière et commencer à faire du stock en vue de la reprise.
Un tirage par jour pendant un mois ou deux avant la reprise laisse par exemple une belle marge pour stocker.

Il est possible de tirer quand on le souhaite.
Si bébé peut être un peu gêné par le débit ralenti s’il tête juste après un tirage, il ne manquera pas de lait. Parlez lui, encouragez le à continuer à téter, le lait se produit à la succion et il en aura forcément.

Comment tirer et combien ?

Le lait maternel, que ce soit au sein ou dans un autre contenant se donne à la demande.
Un bébé n’en étant pas un autre il est difficile de savoir combien bébé prendra, sachant que le fait que le lait ne soit pas donné par maman peut le faire boire moins, et se rattraper en votre présence.
De plus, chaque maman n’est pas égale face au tire-lait. Certaines auront de grosses quantités en un seul tirage, pour d’autres il en faudra plusieurs pour arriver à fournir un boire.

La chose qu’il faut éviter c’est de congeler par trop grosse quantité, le lait congelé ne pouvant être chauffé une deuxième fois. On peut par exemple prévoir des petits sachets de 50-60 ml. Si bébé boit plus la personne qui gardera bébé pourra ainsi chauffer deux sachets en même temps, si bébé boit moins on pourra tout à fait liquider les petits sachets en les chauffant un par un.

Je vous conseille donc au moment du stockage de partir sur des petites quantités, en comptant un sachet par tétée « habituelle ».
Et de fournir à la personne deux trois sachets congelés en plus, au cas où bébé réclame finalement plus, si un contenant est renversé…

Une fois le travail repris, en tirant sur place vous pourrez fournir du lait frais, qui lui s’il n’est pas fini peut se remettre au frais, et être donné une seconde fois. Ca limitera les pertes au max.
Au bout d’une semaine, vous pourrez ajuster selon les quantités réellement prises par bébé.

A quels moments tirer à la maison ?

Avant la reprise vous pouvez tirer après une tétée par exemple, ou pendant (un sein pendant que bébé boit l’autre).
Si vous vous y prenez suffisamment tôt un tirage quotidien selon les quantités tirées peut largement suffire.
Sinon, vous pouvez tirer plusieurs fois.
Les tirages en début de journée sont généralement plus généreux.
En soirée, la fatigue de la journée peut entrer en ligne de compte, si bébé fait des tétées regroupées…

Et au travail ?

Une fois le travail repris, l’idéal est de tirer trois fois. Par exemple sur des horaires de bureau, une fois le matin, une le midi et une l’après-midi.
Cela vous permettra de fournir du lait frais pour bébé, et entretenir votre lactation.

Certaines se diront qu’il est compliqué de tirer au travail, que ce soit une question de temps de pause ou de local non adapté.

Il y a toujours moyen de s’arranger, ne désespérez pas !

Déjà, il y a des textes de loi qui protègent les mamans allaitantes :

En France :

En France, l’article L. 224-3 du Code pose le principe général selon lequel « la mère peut toujours allaiter son enfant dans l’établissement » ; le local destiné à cet effet doit être séparé de tout local de travail, avoir un point d’eau à proximité, être propre, pourvu de sièges convenant à l’allaitement, et correctement chauffé.
L’article 224-4 prévoit par ailleurs que les entreprises employant plus de cent femmes peuvent être mises en demeure d’installer des « chambres d’allaitement » ; pas moins de 20 articles du Code décrivent par le menu l’aménagement et l’équipement de ces chambres d’allaitement, qui ressembleraient davantage à des crèches d’entreprise (alors que dans le simple local, « les enfants ne peuvent séjourner que pendant le temps nécessaire à l’allaitement »).
Ajoutons que d’après l’article R. 232-10-3 (issu du décret du 31 mars 1992), « les femmes enceintes et les mères allaitant leurs enfants doivent avoir la possibilité de se reposer en position allongée, dans des conditions appropriées. » Cette règle plus récente est très intéressante, car fort utile et d’application beaucoup plus large, puisqu’elle concerne toute entreprise quel qu’en soit l’effectif, et profite à toute salariée qui déclare allaiter, et non pas seulement à l’allaitement sur le lieu de travail.

Le temps d’allaitement pendant le travail est prévu par le Code pour tout type d’entreprise et quel que soit l’effectif : « pendant une année à compter du jour de la naissance, les mères allaitant leurs enfants disposent à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail » (art. L. 224-2), « répartie en deux périodes de trente minutes, l’une pendant le travail du matin, l’autre pendant l’après-midi. Le moment où le travail est arrêté pour l’allaitement est déterminé par accord entre les intéressées et leurs employeurs. A défaut d’accord, il est placé au milieu de chaque demi-journée de travail » (art. R. 224-1).

Source : LLL

En BELGIQUE

La Convention collective de travail n°80 accorde à la travailleuse le droit de suspendre ses prestations de travail afin d’allaiter son enfant au lait maternel ou de tirer son lait.

On peut faire usage du droit aux pauses d’allaitement jusqu’à 9 mois après la naissance de l’enfant.

La pause d’allaitement dure une demi-heure. La travailleuse qui preste moins de 7 heures trente par jour a droit à une pause. La travailleuse qui preste au moins 7 heures 30 sur une journée a droit à deux pauses sur cette journée (qui peuvent être prises en une ou deux fois).

Pour pouvoir en bénéficier, la travailleuse doit conclure un accord avec son employeur par lequel elle détermine les moments où les pauses seront prises.
Enfin, la travailleuse doit fournir la preuve qu’elle allaite réellement son enfant. Cette preuve doit être fournie chaque mois au moyen d’une attestation d’un centre de consultation des nourrissons ou un certificat médical.

Une travailleuse qui fait usage de ce droit aux pauses d’allaitement bénéficie d’une protection contre le licenciement. Cette protection signifie que l’employeur ne peut accomplir un acte tendant à mettre fin unilatéralement au contrat de travail à partir du moment où il a été mis au courant de l’exercice du droit aux pauses d’allaitement jusqu’à l’expiration d’un délai d’un mois prenant cours le jour suivant l’expiration de validité de la dernière attestation ou du dernier certificat médical, sauf pour des motifs étrangers à l’état physique résultant de l’allaitement et/ou du tirage du lait. La charge de la preuve de ces motifs incombe à l’employeur. A la demande de la travailleuse, l’employeur lui en donne connaissance par écrit.

Remarque: les pauses allaitement sont une interruption du contrat de travail et ne sont pas indemnisées par l’employeur. La travailleuse a cependant droit à une allocation de la mutuelle qui s’élève à 82% de la dernière rémunération horaire brute.

La législation belge prévoit que tout employeur doit disposer d’un espace d’allaitement. Celui-ci doit être discret, bien aéré, bien éclairé, propre et convenablement chauffé. Les travailleuses qui allaitent doivent avoir la possibilité de s’y reposer en position allongée dans des conditions appropriées. Néanmoins, une travailleuse et son employeur peuvent convenir d’un autre endroit, toujours par écrit.

Source : Emploi-Belgique

La législation a aussi prévu que tout employeur doit disposer d’un espace d’allaitement. Celui-ci doit être discret, bien aéré, bien éclairé, propre et convenablement chauffé. Les travailleuses qui allaitent doivent avoir la possibilité de s’y reposer en position allongée dans des conditions appropriées. Néanmoins, une travailleuse et son employeur peuvent convenir d’un autre endroit, toujours par écrit.

Source : Un air de famille

En Suisse :

Les mères qui allaitent peuvent disposer des temps nécessaires pour allaiter ou tirer leur lait. Au cours de la première année de la vie de l’enfant, le temps pris pour allaiter ou tirer le lait est comptabilisé comme temps de travail rémunéré dans les limites suivantes:

  • pour une journée de travail jusqu’à 4 heures: 30 minutes au minimum;
  • pour une journée de travail de plus de 4 heures: 60 minutes au minimum;
  • pour une journée de travail de plus de 7 heures: 90 minutes au minimum

Ce temps peut être pris en une seule fois ou fractionné selon les besoins de l’enfant.
La travailleuse bénéficie des mêmes temps d’allaitement rémunérés indépendamment du fait qu’elle allaite son enfant dans l’entreprise ou qu’elle quitte son lieu de travail pour allaiter. Cette disposition s’applique aussi aux femmes qui tirent leur lait.
(L’employeur peut demander une attestation d’allaitement.)

Les employeurs doivent veiller à ce que la santé de leurs collaboratrices, ainsi que celle de leur nouveau-né ne soit pas compromise. Les conditions de travail de la jeune mère sont dès lors à aménager en conséquence :

  • Une mère qui allaite ne peut être employée sans avoir donné son accord. Une interdiction absolue de travailler vaut pour les huit semaines après l’accouchement. La jeune mère a droit à un congé de maternité de 16 semaines au total, dont au moins 14 semaines doivent être rémunérées. Elle peut renoncer à travailler pendant la nuit (entre 20 heures et 6 heures) jusqu’à la 16ème semaine après l’accouchement. L’employeur doit alors lui proposer un travail équivalent durant la journée. Si tel n’est pas le cas, la mère qui allaite peut rester chez elle et a droit au paiement de 80% de son salaire.

  • L’employeur est tenu d’occuper les mères qui allaitent de telle sorte que ni leur santé, ni celle de leurs enfants ne soit compromise. Il doit donc aménager les conditions de travail des jeunes mères en conséquence.

  • Une femme allaitante n’a pas le droit de réaliser des travaux dangereux ou pénibles pour elle (travaux établis comme dangereux par analyse de risques). Un travail équivalent sans danger doit lui être proposé et à défaut, elle a le droit de ne pas aller travailler et d’être payée (80% de son salaire) (OLT1 Art. 62, 64) ;

  • Une femme qui allaite encore ne peut travailler plus de 9 heures par jour, même si une durée supérieure était prévue dans son contrat de travail (OLT1 Art. 60 al. 1) ;

  • Une femme allaitante doit pouvoir s’allonger et se reposer dans de bonnes conditions (un lieu de repos adéquat doit être aménagé dans l’entreprise (OLT3 Art. 34)

  • Une femme allaitante n’a pas le droit de travailler en équipe avec une rotation de l’horaire de travail régulière vers l’arrière (nuit-soir-matin) ou plus de 3 nuits consécutives (ODFE, Art. 14)

Source : Promotion allaitement maternel Suisse

A Québec :

 

En Algérie :

Article 5 :

1-Si une femme allaite son enfant, elle sera autorisée à interrompre son travail à cette fin pendant une ou plusieurs périodes dont la durée sera déterminée par la législation nationale.

2-Les interruptions de travail aux fins d’allaitement doivent être comptées dans la durée du travail et rétribuées comme telles dans les cas où la question est régie par la législation nationale ou conformément à celle-ci; dans les cas où la question est régie par des conventions collectives, les conditions seront réglées selon la convention collective pertinente».

2ème catégorie: Règlement intérieur accordant le droit d’allaitement à compter de La réintégration de la salariée :
2.1-Règlement intérieur (E.T) :
Article 76 : « Après l’expiration du congé de  maternité, les femmes travailleuses allaitant leur enfant  bénéficient  de deux heures d’absence  par jour rémunéré pendant  les six premiers mois suivant la réintégration au travail et une heure  d’absence pendant les autres 6 mois.
Ces heures peuvent être réparties en deux périodes selon le cas à la demande de l’intéressée.
Les heures d’absence rémunérées ne peuvent être ni cumulées, ni reportées.

2.2-Règlement intérieur accordant le droit d’allaitement à compter de la reprise (Règlement intérieur de Nosoclean):
Article 83 : « Les mères allaitant leur enfant disposent, pendant une année à compter de la reprise du travail d’absences spéciales rémunérées fixées à :
-Deux (02) heures par jour durant les six (6) premiers mois ;
-Une (1) heure par jour durant les six (6) derniers mois.
Ces absences ne peuvent en aucun cas être cumulées ».

Source : Le journal de l’emploi

Au Luxembourg :

Au Grand Duché de Luxembourg, le code du travail donne droit à 1h30 de pause d’allaitement rémunérée par jour aux femmes allaitantes:

« A sa demande, il doit être accordé au cours d’une journée normale de travail à la femme allaitante un temps d’allaitement réparti en deux périodes de quarante-cinq minutes chacune, se plaçant respectivement au début et à la fin de son horaire journalier normal de travail. Si la journée de travail n’est interrompue que par une pause d’une heure, les deux périodes peuvent être ramenées à un seul temps d’allaitement d’au moins quatre-vingt-dix minutes. La même disposition est applicable en cas d’impossibilité de la femme d’allaiter son enfant au voisinage du lieu de travail. Le temps d’allaitement est compté comme temps de travail et donne droit au salaire normal. » – Code du travail luxembourgeois, Livre  III, Titre III,  Chapitre VI, Art. L-336-3:  http://www.legilux.public.lu/leg/textescoordonnes/codes/code_travail/Code_du_Travail.pdf

Certains employeurs demandent un certificat d’allaitement établi par le gynécologue à fournir à la reprise du travail puis un certificat mensuel d’un médecin attestant que la maman allaite toujours son enfant. Dans tous les cas, il sera toujours bon de prévenir son employeur avant la reprise du travail afin que celui-ci puisse éventuellement s’organiser.

En revanche, rien ne spécifie l’obligation de l’employeur de fournir un local d’allaitement. Il faudra donc voir au cas par cas et s’organiser avec son employeur avant la reprise du travail pour trouver, si nécessaire un local approprié afin que la maman puisse tirer son lait.

Source : Allaitement informations 

 

Si jamais votre employeur est réticent n’hésitez pas à lui adresser vos demandes par recommandé textes de loi à l’appui, ou à vous faire appuyer par le médecin du travail, voire votre syndicat.

Le transport du lait 

Il serait contraignant de balader son tire-lait électrique, selon sa taille, au travail sans compter le risque de l’oublier et d’être embêtée à la maison. Certaines mamans optent pour l’achat d’un tire-lait manuel, pour ma part les téterelles du lactina de Medela s’utilisant en manuel j’ai évité le double achat. Il existe des groupes Facebook comme celui-ci où on peut acheter des articles d’occasion, permettant de limiter les coûts.

Pour le stockage du lait, on a pas toute la chance de bénéficier d’un frigo au travail mais il existe des glacières électriques comme celle-c

qui maintiennent à même température.
Pour le transport, si vous avez la possibilité, une glacière avec des pains de glace font très bien l’affaire aussi, comme celles-ci par exemple :

ici

 

 

 

 

 

ou encore .

Je travaille en horaires décalés

L’idéal est de tirer à heures fixes, cela permet au corps l’habitude d’être stimulé et donc de produire plus.
Si vous n’en avez pas la possibilité, ce n’est pas une fatalité.
Rien n’empêche de tirer au jour le jour au moment où vous le pouvez.

Je ne tire pas beaucoup à chaque tirage

Ce n’est pas un souci.
Il vous est tout à fait possible après chaque tirage d’une journée de mettre le lait au frais, et le soir, à même température, mélanger les laits pour obtenir les quantités voulues et congeler.
Il est possible de congeler le lait dans les 48h suivant le tirage (en le conservant au frais jusque là).

Se libérer les mains pendant le tirage

Que ce soit à la maison ou au travail, un tirage dure en général de 10 à 20 minutes.
Pas toujours évident de voir ce temps « perdu » quand on tire son lait plusieurs fois par jour.
Il existe des brassières comme celle-là :


Il est aussi possible d’acheter une brassière classique de sport et la trouer pour glisser dans les fentes les téterelles.

Comment faire donner son lait ?

Une des première fausse idée largement propagées est qu’il va falloir habituer bébé au biberon. Quand on allaite, son utilisation est déconseillée. Elle peut entrainer une confusion sein/tétine dont je parle ici.
Bébé peut se mettre à téter le sein différemment et entrainer des douleurs à la maman en plus de ne plus stimuler correctement le sein, ou carrément se mettre à refuser le sein, celui-ci demandant un effort plus important pour avoir du lait que le biberon.
On conseille en général l’utilisation d’une tasse à bec, par exemple :
la Avent, la Munchkin 360

 

ou encore la softcup de Medela.

 

Mais il existe bien d’autres alternatives détaillées dans l’image suivante, élaborée par Maman lune :

alternatives biberon allaitement

Combien de temps se conserve le lait ?

Pour conserver votre lait vous pouvez trouver tout ce qu’il y a à savoir sur les temps de conservation dans ce tableau :

tableau conservation lait maternel allaitement

Dans quoi stocker le lait ?

 – Il existe des récipients vendus exprès pour :

avent

  • des sachets stériles de marque Avent, Lansinoh, Medela… qu’on peut trouver en pharmacie mais qui restent relativement moins chers sur internet, qui ont l’avantage de prendre moins de place que les pots et qui sont plus économiques si on doit stocker en grosse quantité, pour ma part j’avais une préférence pour les avent.
    Je déconseille fortement les bébé confort, qui craquent à vide ou fuient pleins.

pots

  • ou encore des pots exprès, pareil, trouvables en pharmacie ou sur internet par exemple, qui présentent l’avantage de pouvoir être utilisés plus tard pour la diversification, par exemple ceux-là.

– Certaines mamans congèlent dans des bacs à glaçons avec couvercle comme ceux là et transfèrent par la suite dans des sachets congélation classiques.

Les deux méthodes sont faisables, mais personnellement je trouve la méthode des glaçons bien uniquement pour  les débuts parce qu’il est dur d’estimer combien bébé va boire. Passé quelques temps il est plus facile de prévoir.

Attention aussi à dater les congélations, même si le lait peut se garder jusqu’à un an au congélateur il vaut mieux faire tourner les stocks de temps en temps pour qu’il colle au plus près aux besoins de bébé.
Vous pouvez par exemple fournir du lait frais principalement, à la personne qui garde bébé. Avec de temps en temps un sachet congelé, vous permettant de le remplacer par un tirage plus récent.

Tester les lipases avant de stocker en grande quantité

Il arrive parfois que le lait après stockage (que ce soit quelques heures ou après la chauffe) sente mauvais. Odeur ou goût, bébé ne refuse pas systématiquement ce lait, mais au cas où pour éviter de stocker de grandes quantités pendant plusieurs mois je vous conseille de tester votre tout premier tirage.
Si jamais c’était le cas, pas d’inquiétude, il suffit de chauffer après tirage le lait à 60 degrés. Cela bloque l’action des lipases.
Vous pouvez pour cela vous munir d’un thermomètre de cuisine ou stopper le bain-marie dès que l’eau frémit.
En effet, chauffer plus détruirait les nutriments du lait.
L’idéal est de le faire tout de suite après tirage, après si vous travaillez vous pouvez le faire à votre retour si les lipases ne se manifestent qu’après  la congélation.

Comment chauffer le lait

chauffer le lait maternel

Mode de garde

J’ai la chance d’être tombée sur une assistante maternelle qui n’avait jamais eu en 20 ans à donner du lait maternel à un bébé qu’elle gardait, mais qui avait allaité elle-même deux ans chacun de ses enfants.
Je sais que certains pros se montrent réticents ou méconnaissent simplement la pratique.
Pour moi il est important d’aborder le sujet avec eux lors des premières rencontres et des questionnements généraux.
Certaines crèches ont des protocoles un peu contraignants mais il est parfois possible de les assouplir en leur fournissant toutes les informations nécessaires.
Dans tous les cas, pour pouvoir être sure de leur fonctionnement et qu’il vous corresponde, que ce soit un accueil collectif ou non, voici quelques questions ou quelques points à aborder :

  • Est-il possible de fournir une à deux tasse à bec et de ne pas utiliser de biberon ?
  • Comment chauffent-ils le lait (dans certaines crèches ils utilisent encore le micro-ondes) ?
  • Quand le lait est conservé au frigo, il y a souvent une pellicule de gras qui se forme sur le dessus, n’entravant en rien sa consommation. Il suffit de mélanger doucement (sans secouer) pour homogénéiser.
  • Le lait maternel se donne à la demande y compris lorsque ce n’est pas au sein.
  • Acceptent-ils de remettre au frigo du lait frais non fini ? Si non de ne pas le jeter et de le restituer au parent le soir ?
  • Acceptent-ils de garder quelques sachets de lait congelé dans le cas où bébé avait plus faim un jour/un contenant se renversait ou autre ?

Certaines mamans dont les enfants sont gardés par une assistante maternelle mettent en place un cahier de liaison et y collent le tableau de conservation avec quelques infos et recommandations.
Vous pouvez également trouver ici plus de détails sur l’allaitement lorsque bébé est gardé avec un document à fournir si besoin à la personne qui va garder bébé.


En espérant que cet article vous ait aidé à appréhender, anticiper et prévoir la reprise, n’hésitez pas à me faire un retour  😀

Complément d’infos sur le tirage ICI.

35 Replies to “Reprendre le travail en continuant à allaiter

  1. bonjour,
    je souhaite allaiter tout comme vous, c’est à dire dans l’ideal, ne jamais introduire de lait artificiel 🙂 toutefois j’aimerai bien que papa puisse aussi donner à boire de temps en temps. à partir de quand avez vous utiliser la tasse à bec ? merci par avance

    1. Bonjour, il est conseillé d’attendre quelques semaines avant que quelqu’un d’autre ne donne du lait au bébé.
      Le temps pour la maman et le bébé de s’apprivoiser, prendre leur rythme, que la lactation s’établisse…
      A partir de ces quelques semaines, le peut tout à fait essayer la tasse à bec avec votre lait.

  2. super article! As tu utilisé une tasse à bec dès les 3 mois de ton bébé?
    le mien en a 5 maintenant et ca fait deux mois qu’il est nourri avec un biberon tétine calma de medela. C’est vrai que je préférerai supprimer le biberon dès que possible.

    1. j’ai connu tard les risques et bébé n’a jamais voulu de la tasse à bec par la suite malgré trois modèles essayés
      mon ref a je pense sauvé un peu la mise, mais si tu peux le supprimer fais le. Au moins essayer ^^

  3. C’est magnifique cet article, je reprends le travail dans un mois, cela peut beaucoup m’aider.

    J’ai une question, comment gérer pendant La période de pic de croissance en tirant le lait?

    Merci d’avance.

    1. merci du retour ^^
      dans ces moments là avoir un peu d’avance en lait peut aider, sinon pour ma part je tirais comme à mon habitude et bébé réclamait plus à la maison

  4. C’est juste parfait ! c’est encourageant aussi !
    nos enfants en sont bébés qu’une fois .. il faut leur donner le meilleur de nous même ! et pour l’instant c’est notre ait maternel !

  5. Merci beaucoup On est en effet très mal informés
    J’avais des baisses de lait et j’ai donné du lait industriel á Mon enfant je ne savais pas qu’il ralait PArce que j’avais une mauvaise position pour l’allaiter les femme qui souhaitons allaiter sommes vraiment mal suivies

  6. Bonjour et merci pour cet article. C’est vrai que je reprend le travail dans un mois et ne tirer que 40ml sur 20 minutes alors que j’ai les seins bien tendus et toujours tendus après le tirage.. ça me desespere du coup les premiers temps je jetais (oui manque d’information..) du coup la je vais m’y mettre. Deux fois par jour ? Mais je travaille en décalé et pas toujours les mêmes horaires tous les jours donc j’ai l’impression que je n’y arriverai pas.

    1. Bonjour, n’hésitez pas à rejoindre le groupe allaiter en maternant où je suis admin
      on essayera de trouver ensemble des pistes ^^
      par commentaire interposé c’est pas évident

  7. Merci pour cet article. Reprise du travail dans 20 jours, je flippe de ne pas réussir à allier l’allaitement et le travail. J’ai peur de ne pas laisser assez de lait à la nounou. Ma puce prend parfois au biberon (Avent Natural) pour que papa en profite aussi ou parce qu’on l’a laissé chez les grand parent et à chaque fois c’était des grandes quantités, entre 120 et 140 ml. Du coup, je ne sais pas trop comment prévoir les doses à laisser à la nounou. Je ne savais pas non plus qu’il était plus judicieux de congeler des petites quantités. Quand j’ai commencé à stocker, j’ai fait des sachets de 180 ml. Ces sachets peuvent-il être divisés en 2 ou 3 avant d’être chauffé?

    1. Bonjour, il vaudrait mieux éviter le biberon du coup et opter pour un autre contenant
      pour les doses pour la nounou si actuellement elle boit par 120 c’est possible de donner ces quantités là par prise
      les sachets peuvent être divisés si mis au frigo pour décongeler
      une fois décongelé totalement le lait peut s’y garder 24h, la nounou peut alors prélever 120 à réchauffer et proposer à bébé

      1. merci pour ces précisions… On a fait un essai au gobelet ça a été un peu la crise mais on retentera et on va essayer la tasse à bec et lui apprendre autre chose que le biberon avant d’aller chez nounou 🙂

  8. Je pensais allaiter uniquement le matin et le soir après la reprise du travail. Mais comme réduire les tétées à fait réduire ma production de lait et avec toutes ces informations, je me suis motivée et je vais tirer mon lait pendant mon travail. Je suis commerciale, je n’ai pas d’horaires (j’étais souvent en rendez-vous client le soir) et je fais pas mal de voiture, des conseils à me donner ?

    1. Bonjour, ravie d’avoir pu aider ^^
      si pas de local tirer dans la voiture peut être une option, on peut par exemple placer les téterelles sous le t shirt on ne voit rien (à l’arrêt de préférence), et mettre le lait dans une glacière électrique, branchable sur l’allume cigare par exemple

Laisser un commentaire